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La presse

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Dès l’ouverture des réservations de ce spectacle, la salle fut comble en un instant. Joel accepta donc de faire la veille une « prolongation rétro-active » qui, je peux en témoigner, fit également le plein.
Outre les accompagnements à la guitare des plus grands (des Le Forestier à Higelin, en passant par Moustaki ou Yves Duteil…) Joel fut la deuxième guitare des deux derniers disques de Brassens, jouant également dans The Giant of Jazz play Brassens.
Un des premiers à faire vivre sa mémoire après son départ, il lança des projets souvent originaux, comme Brassens en provençal avec André Chiron, Chantons Brassens avec des artistes inattendus comme Josiane Balasko, Pierre Richard ou Manu Dibango… et également Brassens autour du monde avec des musiciens du monde entier. Il est aussi un ACI à la fine écriture.
Pendant l’habituelle première partie de Masdau, autour de Brassens il va de soi, Joel se tient modestement debout en fond de salle. Modeste mais pas effacé, car il ne cédera guère aux injonctions du public ou du maître des lieux pour le choix de son répertoire. Pas deCopains d’abord donc.
L’art consiste à émailler les chansons les plus connues dont le public peut reprendre, outre le refrain, des phrases entières, des bancs publics en chêne un peu rustique, un peu brut, où s’bécottent les amoureux sous un coin d’parapluie (oui, bon, si je n’peux pas entremêler des chansons à quoi ça sert de les reprendre ?) aux moins connues, aux inédites, aux dédicaces d’autres chanteurs (Le Forestier et sa Visite au cimetière de Sète), à cinq de ses propres créations. C’est comme en amour, il faut une dose de confort et de tendresse pour se sentir bien en famille, un peu d’imprévu, et de temps en temps une belle surprise qui fait marcher l’imagination. Le temps qui ne départage pas les cons caducs des cons débutants passe trop vite sur son Boulevard,pourtant il ne semble pas atteindre cet éternel jeune homme. Sa silhouette mince coiffée de beaux cheveux blancs et lisses, son visage sans rides, son jeu délicat et ses ruptures de rythme à la guitare font de lui un troubadour qui charme son public qu’il dynamise. La voix chaude qui ne change pas, à moins qu’elle ne se bonifie encore avec l’âge, sans jamais copier celle de l’ami Georges, cisèle les chansons, nous en révèle des sens inconnus. Tous les aspects de l’amour sont évoqués, en tendresse ou gauloiserie, du tout premier à l’infidèle en passant par le tarifé. Et la liberté en amour est glorifiée dans cette Chansonnette à celle qui reste pucelle que Brassens n’eut pas le temps d’entonner :
« Quoi que l’on raconte / Y a pas plus de honte / A se refuser / Ni plus de mérite / D’ailleurs, ma petite / Qu’à se faire baiser. »
Favreau y répond par ses Cadenas d’amour effondrés sur le Pont des arts : l’amour ne supporte pas les entraves.
Fernande s’achève en italien et Don Juan est choisi pour sa faculté à exprimer la pensée intime de Brassens : « Gloire au flic qui barrait le passage aux autos / Pour laisser traverser les chats de Léautaud ! / Et gloire à don Juan d’avoir pris rendez-vous / Avec la délaissée, que l’amour désavoue ! »
Après Mourir pour des idées, Favreau dit merde à tous les intégristes avec son Coucou,critique tous les arrangements faits « au nom du pèze, du fric et du saint profit » ou conte cette jolie fable du diamantaire qui « voit le diamant là où les autres ne voient qu’un caillou ».
Rappel avec une prière bien personnelle, un grand Merci pour le bonheur d’être en vie.

    Le sourire du chat . 2 allée des tilleuls . 41270 boursay . +33 (0)6 12 90 56 40
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